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| |  | | ARTICLE DE 2007 SUR MANUEL DANS LE BULLETIN DE LA ALBERTA MOTION PICTURES INDUSTRIES ASSOCIATION Tiré de Keep It Rolling - Juillet 2007 |
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 |  | | | | | ARTICLE DE 2007 SUR MANUEL DANS LE BULLETIN DE L'ASSOCIATION DES ANCIENS DE L'UNIVERSITY OF ALBERTA Par Shelagh Kubish - 8 juillet 2007 |
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Manuel a des ailes Manuel Sinor (PhD, promotion 2006) a joué plus d'un rôle dans sa vie. Français d'origine, il a reçu une formation de transmetteur dans la marine nationale française. Il a appris l'anglais étant jeune et parfait un accent irlandais durant des années d'études et d'emploi à Dublin. A U of A il a fait un doctorat en linguistique et pratiqué enseignement et recherche au Campus Saint-Jean. Le voici qui endosse un nouveau rôle, comme acteur de théâtre et de cinéma.
“Mon intérêt pour le travail de comédien a toujours été là, depuis l'âge de neuf ans", mais il aura fallu quelques années à faire d'autres choses avant qu'il ne décide d'implanter ce nouveau décor qui est aujourd'hui le sien. "A mi-chemin de mon PhD j'ai décidé que je deviendrais acteur professionnel", raconte-t-il. "Donc, sur le côté, j'ai exploré cette avenue, mais sans jamais renoncer à finir mon doctorat."
Doctorat en poche, doté en plus d'un poste d'enseignement au Campus Saint-Jean, Sinor a su tirer advantage de la vibrante communauté théâtrale d'Edmonton et a commencé à jouer dans des productions théâtrales et cinématographiques en anglais et en français.
Il est dores et déjà apparu dans un bon nombre de rôles, parmi lesquels un rôle pour After the Fall au Studio Theatre et le co-premier rôle d'une production d'Antigone par le Nataraja Studio. En juin il a eu l'honneur de voir son nom en haut de l'affiche du Théâtre Garneau, pour la première de "Fitz", un long-métrage de style "comédie dramatique" mettant Manuel en vedette. On le verra cet été au Fringe Festival d'Edmonton, jouant quatre rôles dans une production de Back to Methuselah (par George Bernard Shaw).
Et ce n'est que le premier acte. Une bonne chose que Sinor ait de l'énergie à revendre et le goût des défis. “J'aime ce qui est compliqué et difficile”, dit-il, refusant de “glorifier le simple et l'immédiat.” Cette attitude, découvre-t-il, s'accomode bien de son environnement présent. “Je me plais bien à Edmonton", dit-il , “il y a tant de possibilités ici. Cela prend de l'audace, mais l'environnement est là et l'atmosphère est accueillante.”
D'aventure en aventure, un rôle que Sinor aura joué souvent est celui de l'outsider. “J'ai toujours été attiré par ce qui est étranger”, dit-il, “et je ne veux pas perdre cette sensation”. Son sens de ce que c'est d'être "autre", ainsi que son expertise académique dans le domaine du langage, l'aident dans sa carrière d'acteur comme ils l'ont aidé durant sa recherche académique pour le Department of Linguistics. Récemment il s'est d'ailleurs penché sur l'utilisation du théâtre et les mérites du jeu théâtral dans l'acquisition des langues secondes.
Théâtre et langues demandent “de la patience, de la patience, de la patience, et beaucoup de labeur,” mais il y a des intersections heureuses entre ces deux domaines. D'abord, jouer au théâtre permet de saisir les nuances des mots. Sinor ajoute d'ailleurs que les locuteurs de langues secondes pourraient apprendre de la manière dont les acteurs analysent le langage, avant que de ressentir de l'empathie pour l'objet de leur travail.
Mais, surtout, il souligne que si le théâtre peut aider à apprendre des langues c'est parce qu'il peut triompher des inhibitions. Les gens qui apprennent des langues doivent aussi, après tout, surmonter des peurs pour aller de l'avant.
Un “paradoxe de l'acteur”, ajoute-t-il, consiste à la fois à s'oublier pour pouvoir interpréter un personnage et à trouver en soi ce qui peut rendre ce personnage crédible. Et Sinor de noter que la même chose se produit lorsqu'on apprend une langue nouvelle. “Quand on emménage quelque part et qu'on y apprend une langue nouvelle,” dit-il, “progresser nécessite de mettre de côté une partie de soi, la partie encore attachée à la langue maternelle .”
En jeu tout comme en apprentissage de langues, Sinor constate, “on doit s'oublier pour découvrir une personne nouvelle.”
Trames et rebondissements vont certainement continuer à rendre intéressante la vie de Sinor. Allez le voir au Fringe an août et suivez ces aventures de comédien grâce aux mises à jour de son site, www.manuelsinor.com.
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